Substances à empreinte - 27/05/26
: Chirurgien-dentiste, docteur de l'Université, maître de conférences des Universités, praticien hospitalier, habilitée à diriger les recherches, expert près la cour d'appel, J. Colat-Parros d, e : Chirurgien-dentiste, docteur de l'Université, maître de conférences des Universités, praticien hospitalier, expert près la cour d'appel
Résumé |
Les substances à empreinte sont encore très largement utilisées au cabinet dentaire et au laboratoire de prothèse. La première substance à empreinte a été la cire. Aujourd'hui, on peut distinguer les substances à empreinte non élastiques des substances à empreinte élastiques. Les substances non élastiques sont de trois types bien différents ; le premier est représenté par le plâtre bêta de type 1, qui est traditionnellement réservé à l'empreinte primaire des structures anatomiques pouvant être déformées. La grande précision nécessaire aux réalisations sur systèmes multi-implants en est également une indication. Les substances à empreinte de type oxyde de zinc-eugénol sont réservées aux empreintes secondaires en prothèse adjointe complète et aux empreintes scindées en prothèse adjointe partielle. Les substances thermoplastiques représentent l'autre volet. Ces produits sont plastiques à des températures de 50 à 60 ° C et redeviennent solides à 37 ° C en bouche. Les substances à empreinte élastiques laissent apparaître deux familles en fonction de leur nature chimique : les hydrocolloïdes et les élastomères. Chez les hydrocolloïdes, on peut distinguer les hydrocolloïdes irréversibles ou alginates, principalement désignés pour les empreintes primaires sur arcade et l'orthopédie dentofaciale. Les hydrocolloïdes réversibles commercialisés sous plusieurs viscosités sont réservés à la prothèse conjointe dans des indications bien précises. Les élastomères, qui peuvent être assimilés à des caoutchoucs synthétiques, de type polysulfures ou thiokols, silicones par condensation et silicones par addition, et polyéthers, sont caractérisés par une grande précision d'enregistrement et généralement par une bonne stabilité dimensionnelle dans le temps, à l'exception des silicones par condensation. La normalisation détermine quatre types (0, 1, 2, 3) en fonction de la viscosité, à laquelle il faut ajouter les produits pour enregistrement interarcades. Le clinicien doit sélectionner ces produits de manière très ciblée en fonction des cas cliniques et en particulier en termes de viscosité et d'écoulement. Le technicien de laboratoire veille à ne pas créer d'interférence chimique entre substance à empreinte et matériau de duplication. Le module d'élasticité très élevé de certains élastomères génère des désinsertions difficiles et des risques de fractures des duplicatas en plâtre au démoulage. Au laboratoire, ces élastomères sont utilisés pour réaliser des duplicatas et des clés de repositionnement. Si les propriétés mécaniques des hydrocolloïdes limitent leurs indications, les variations hydriques génèrent des contraintes de duplication très strictes. Les élastomères, à l'exception notamment des silicones par condensation, sont stables dans le temps et affichent une bonne précision à l'enregistrement. Les systèmes d'enregistrement en négatif et la duplication en positif sont extrêmement performants, mais nécessitent de la part du clinicien un respect très strict des indications et des règles de mise en œ uvre ; les erreurs sont souvent opérateur-dépendantes.
Mots-clés : Prothèse dentaire, Empreinte, Plâtre, Oxyde de zinc-eugénol, Substance thermoplastique, Hydrocolloïde, Alginate, Élastomère, Polysulfure, Silicone, Polyéther, Laboratoire de prothèse
Mappa
- Avant-propos
- Bruno Tavernier, Béatrice Castro, Marine Rocca
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