Parasitoses génito-urinaires - 12/06/26
Résumé |
Les parasitoses sont des affections essentiellement intestinales et sanguines. Cependant, certaines ont aussi une localisation dans le système génito-urinaire. Ainsi, parmi les différentes bilharzioses, l'espèce Schistosoma haematobium a un tropisme uniquement urinaire et est très répandue en Afrique intertropicale. Son principal symptôme est une hématurie, qui, indolore, n'intrigue pas les populations et donc n'incite pas à consulter, avec le risque d'évolution grave à bas bruit. Les échinococcoses sont des zoonoses surtout localisées au niveau hépatique, mais tous les organes peuvent être atteints, y compris le rein. L'évolution est souvent latente, se manifestant par une sensation de masse abdominale. Les filarioses sont des parasites qui, par la circulation, peuvent intéresser le tissu rénal et y provoquer des perturbations immunologiques. Il en est de même pour le paludisme. D'autres parasites, helminthes ( Ascaris , Dioctophyma ) ou protozoaires (amibes, leishmanies, trypanosomes) peuvent, plus rarement, provoquer une atteinte rénale. Le diagnostic est établi par des examens sanguins et urinaires. Les traitements spécifiques de ces parasitoses sont efficaces en cures courtes et bien tolérées. Le recours à la chirurgie est parfois nécessaire. Dans les zones d'endémie, en particulier de bilharzioses, des traitements de masse des enfants, associés à une éducation sanitaire, ont permis une nette régression de la prévalence de cette parasitose.
Mots-clés : Parasitoses génito-urinaires, Schistosoma haematobium, Echinococcus granulosus, Dioctophyma renale, Filarioses lymphatiques, Paludisme, Amœbose
Mappa
Benvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
L'accesso al testo integrale di questo articolo richiede un abbonamento.
Già abbonato a questo trattato ?

