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Automutilations à l'adolescence - 26/04/07

[37-216-J-10]  - Doi : 10.1016/S0246-1072(07)43780-4 
L. Gicquel a,  : Psychiatre, chef de clinique assistant, M. Corcos b : Psychiatre, maître de conférences des Universités, praticien hospitalier, B. Richard b : Psychiatre, J.-D. Guelfi c : Psychiatre, praticien universitaire, praticien hospitalier, chef de service
a Université Paris V, clinique des maladies mentales et de l'encéphale, Hôpital Sainte-Anne, 100, rue de la santé, 75014 Paris, INSERM U669, 97, boulevard de Port-Royal, 75679 Paris cedex, France 
b Département de psychiatrie de l'adolescent et du jeune adulte, Institut Mutualiste Montsouris, 42, boulevard Jourdan, 75674 Paris cedex 14, France 
c Psychiatre, université Paris V, clinique des maladies mentales et de l'encéphale, Hôpital Sainte-Anne, 100, rue de la santé, 75014 Paris, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

À la différence de la langue anglo-saxonne qui dispose d'une assez large palette sémantique pour décliner par différents termes le fait de se faire mal volontairement, le mot francophone le plus usité est celui d'automutilation. Ce comportement, qui concerne en moyenne de 1 à 4 % de la population générale, constitue une réalité grandissante au sein de la population adolescente. L'adolescente automutilatrice qui se coupe les avant-bras avec un rasoir en constitue l'archétype. Les coupures, principal type d'automutilations impulsives, coexistent en outre fréquemment avec les automutilations compulsives, dominées par les écorchures. Ces deux variétés de comportement autoagressifs constituent le sous-groupe des automutilations superficielles/modérées, caractéristiques des passages à l'acte à l'adolescence. Différentes tentatives de classification posent la question du déterminisme du comportement automutilateur par opposition à son intégration à la psychopathologie du trouble principal. La classification de Favazza, dont sont issues les variétés d'automutilations précédemment décrites, constitue un compromis ; bien qu'elle se veuille athéorique, elle ne tient pas moins compte des comorbidités. Sur ce point, c'est la dimension limite du fonctionnement psychique qui semble commune à la fois aux troubles comorbides au sein desquels les automutilations se manifestent le plus souvent (à savoir le trouble de personnalité borderline et les troubles du comportement alimentaire), et au comportement automutilateur. La présence du comportement automutilateur, dans des contextes psychopathologiques variés, soulève la question de la pertinence de l'approche transnosographique de ce phénomène. Cette question des limites, en même temps que la capacité de l'appareil psychique du sujet à contenir des affects vécus comme débordants, sont au coeur de la problématique sous-tendant le comportement automutilateur tout comme la dimension addictive. Certaines particularités psychopathologiques des automutilations, telle que la dimension impulsive ou bien l'analgésie régulièrement rapportée par les patientes, rencontrent un écho au niveau neurobiologique compte tenu des perturbations constatées au sein des systèmes sérotoninergique et opioïdes endogènes. Enfin, le clinicien, souvent déstabilisé par ce passage à l'acte qui agresse sa vocation soignante, et confronté à ses interrogations à la fois cliniques et psychopathologiques, peine quelquefois à gérer ses contre-attitudes et à penser les soins. Au-delà de la prise en charge somatique du passage à l'acte automutilateur, il est impératif d'élaborer une stratégie de soins de manière intégrée et multifocale combinant traitements médicamenteux et démarches psychothérapeutiques.

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Mots clés : Automutilations, Adolescence, Automutilations impulsives et compulsives, Limites physiques et psychiques, Régulation des affects, Dimension addictive, Thérapies multifocales

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