EP18 - 17/02/08
Description : La chirurgie pratiquée au cours de la transplantation rénale peut être génératrice de douleurs de divers types aussi bien nociceptives que neurogènes associées à une fatigabilité et des troubles psychologiques. Dans cette étude, des donneurs vivants (recueil de 2 environ par année) dont la parenté varie dans l’arbre généalogique ont été évalués à partir d’un questionnaire spécifique à la douleur chronique. Chaque donneur a subi une néphrectomie selon un protocole chirurgical commun avec prélèvement du rein gauche. Il n’existe aucune littérature sur le sujet et le caractère et l’évolution de ces douleurs méritent d’être prises en compte. Nous présentons deux cas cliniques compliqués de douleurs chroniques post-chirurgicales.
Cas n° 1 : Un homme de 50 ans, célibataire, sans antécédents médicaux, est donneur du rein gauche en 1988 à une de ses soeurs insuffisante rénale chronique dialysée à l’époque. Il a bénéficié sous anesthésie générale un néphrectomie du rein gauche. Dans les suites de l’intervention, le patient a développé insidieusement des douleurs neurogènes dans la fosse lombaire gauche à type de brûlure, décharges électriques, pénétrantes, exaspérantes et insupportables. L’EVA est comprise entre 8 et 10. Il existe un soulagement médiocre de la douleur malgré la prescription d’antalgiques de palier 2 associés à des antidépresseurs imipraminiques et du gabapentin. Le patient est suivi épisodiquement à la consultation douleur.
Cas n° 2 : Un homme de 73 ans, marié, retraité, père de deux fils, sans antécédents médicaux, est donneur du rein gauche en 2001 à un de ses fils insuffisant rénal chronique dialysé avant l’intervention chirurgicale. Le protocole opératoire comprend un néphrectomie du rein gauche sous anesthésie générale. Les suites opératoires ont été simples. Des douleurs lombo-sacrées sont apparues progressivement à la station assise, disparaissant à l’orthostatisme. Il décrit des douleurs en étau, lourdeur et tiraillements, exaspérantes épuisantes et énervantes. L’EVA est comprise entre 3 et 5. Il ne prend aucun traitement antalgique. La consultation douleur a été très bénéfique au patient qui a pu exprimer la gêne occasionnée par les lombalgies qui interfèrent avec la qualité de vie de ce dernier excellente avant la chirurgie.
Conclusion : Il ressort de ces deux cas cliniques, l’intérêt d’évaluer la douleur au cours du suivi des personnes qui ont été candidates à un don de rein dans le cadre d’un protocole de transplantation rénale. La consultation peut aider à soulager la composante organique et psychologique de la douleur qui peut interférer avec la qualité de vie du patient donneur apparenté.
Mappa
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Vol 5 - N° 5-HS1
P. 40-41 - novembre 2004 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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