La neuromodulation comme traitement des troubles de la marche dans les syndromes parkinsoniens - 24/11/18
Résumé |
Les troubles de la marche observés dans la maladie de Parkinson et les syndromes apparentés présentent, en général, un corpus clinique très voisin. C’est en fait leur cinétique d’évolution dans le temps, leur association à d’autres caractéristiques cliniques qui va permettre de différencier ces maladies, sans parler bien sûr du gold standard neuropathologique qui ne pourra cependant être vérifié qu’en post-mortem. La neuromodulation de certaines cibles d’intérêt, en l’occurrence la stimulation cérébrale profonde (SCP) du pallidum interne (GPi), du noyau sous-thalamique (NST) a démontré de façon purement empirique qu’elle pouvait améliorer les troubles de la marche, essentiellement par le biais d’une amélioration de l’akinésie et de la rigidité, dans une moindre mesure par le biais d’une amélioration du tremblement, des dyskinésies dopa-induites ou de la dystonie du Off. Le mécanisme d’action de la SCP reste encore mal connu mais la SCP des 2 principales cibles d’intérêt que sont le GPi et le NST, pourtant anatomiquement très distinctes, poursuit un but similaire : moduler la transmission de l’influx nerveux au sein du système des ganglions de la base. Avec une condition sine qua non : les troubles de la marche doivent être dopa-sensibles si l’on veut que la SCP les améliore. Ce qui explique que parmi l’ensemble des syndromes parkinsoniens, ces 2 cibles sont presque exclusivement dédiées au traitement de la seule maladie de Parkinson. Toujours de façon empirique, les cliniciens ont appris à optimiser le résultat obtenu sur les troubles de la marche au sein de ces 2 cibles, en modifiant les paramètres électriques du neuro-stimulateur, en modifiant la topographie de stimulation au sein de la cible à l’aide d’électrodes multipolaires et maintenant multidirectionnelles. Cependant, la dopa-résistance progressive des troubles de la marche au cours de l’histoire naturelle de la maladie de Parkinson, la dopa-résistance « naturelle » des troubles de la marche des syndromes parkinsoniens apparentés a imposé de nouvelles approches. C’est ainsi que de nouvelles cibles ont commencer à émerger au cours des dix dernières années, résultant à la fois de l’empirisme mais également d’une démarche expérimentale : ce sont le complexe pédonculo-pontin, la zona incerta, la pars reticulata de la substance noire.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Marche, Maladie de Parkinson, Syndromes parkinsoniens apparentés, Complexe pédonculo-pontin, Noyaux gris centraux, Ganglions de la base
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Vol 48 - N° 6
P. 335 - décembre 2018 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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