CBP : facteurs prédictifs de mauvaise réponse au traitement par acide ursodésoxycholique (AUDC) - 11/06/21
, H. Kchir 2, C. Dhouha 3, H. Hassine 4, H. Chaabouni 5, N. Maamouri 2Résumé |
Introduction |
La cholangite biliaire primitive (CBP) est une maladie auto-immune qui affecte les petits canaux biliaires. Bien que les options thérapeutiques soient de nos jours limitées, un ralentissement de l’évolution de la maladie parallèlement à la réponse biologique sont possibles moyennant une approche thérapeutique adéquate. Ainsi, l’identification précoce des facteurs prédictifs de mauvaise réponse peut nous aider à optimiser notre approche thérapeutique.
Patients et méthodes |
Il s‘agissait d‘une étude rétrospective mono centrique incluant les patients diagnostiqués d‘une CBP durant une période de 20 ans (janvier 1999–décembre 2019). Les données cliniques, biologiques et anatomopathologiques ont été recueillies. Nous avons subdivisé nos patients en 2 groupes selon l’obtention ou non d’une réponse biochimique définie selon les critères de Paris II.
Résultats |
Cent huit patients ont été colligés. L’âge moyen était 54 ans (19–85]. Cent femmes et huit hommes avec un sex ratio H/F 0,08. Dans 20 %(n=22) la CBP a été diagnostiquée au stade de cirrhose. Les signes fonctionnels notés étaient : un prurit dans (39,8 %) des, asthénie (33,3 %) et des douleurs de l‘hypochondre droit (26,9 %). Le diagnostic de la maladie a été retenu devant la présence de 2 critères parmi les 3 suivants : Cholestase biologique, positivité des anticorps anti mitochondrie ou des signes évocateurs à l‘examen anatomopathologique du foie. Le traitement par AUDC a été instauré chez 75,9 % (n=82) des patients. Une évaluation de la réponse biochimique au traitement a été effectuée selon les critères de Paris II. Une bonne réponse a été notée chez 49 % de nos malades. En analyse multi variée, les facteurs associés à la mauvaise réponse au traitement étaient : la découverte de la maladie au stade de cirrhose (p=0,005), Un niveau élevé des phosphatases alkalines (PAL)au moment du diagnostic (p=0,04), une hépatite auto-immune associée (p=0,002) et une ductopénie (p<0,001).
Conclusion |
D’après notre étude, l‘existence d‘un syndrome de chevauchement avec une hépatite auto-immune, un taux initial élevé des PAL, la ductopénie et le stade de fibrose avancé semblent associés à une mauvaise réponse thérapeutique au cours de la CBP.
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Vol 42 - N° S1
P. A166 - juin 2021 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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