Conséquences de l’utilisation du ténofovir sur le bilan phosphocalcique - 25/09/21
Résumé |
Introduction |
Le ténofovir disoproxil fumarate (TDF) est un pilier du traitement antirétroviral. Cependant, une perturbation du bilan osseux est notée au cours de son utilisation. L’objectif de notre étude est de déterminer la prévalence des anomalies du bilan phosphocalcique chez des PVVIH sous TDF. Il s’agit d’une étude prospective transversale réalisée pendant 9 mois et portant sur les PVVIH suivies au service des maladies infectieuses du CHU Fattouma Bourguiba de Monastir.
Résultats |
Parmi les 120 PVVIH suivies, 63 (52 %) avaient au moins une anomalie du bilan phosphocalcique, soit une prévalence de 52,5 % (IC95 % : 43,6–61,2). L’âge moyen était de 43 ans et le sex-ratio de 1,52. Au moment de l’étude, l’infection à VIH évoluait en moyenne depuis 7 ans (2 mois–24 ans) et le TDF était utilisé depuis 2,5 ans en moyenne (3 mois–18 ans). La calcémie corrigée et la phosphorémie étaient en moyenne de 2,25mmol/L (2,08–2,41mmol/L) et de 0,99mmol/L (0,61–1,49mmol/L) respectivement. Une hypocalcémie était notée dans 49,2 % des cas (n=31) et une hypophosphatémie dans 9 cas (14,28 %). La calciurie était en moyenne de 2,04mmol/L (0,1–13,5mmol/L). Elle était basse chez 44 PVVIH (73 %). La phosphaturie moyenne était de 20,15mmol/L (1,3–57,5mmol/L). Une hypophosphaturie était notée chez 31 PVVIH (51 %).
Conclusion |
Une anomalie du bilan phosphocalcique était fréquemment notée chez nos PVVIH. Ceci peut être à l’origine d’une perturbation de la trame osseuse. Ainsi, une surveillance régulière ainsi qu’une correction des anomalies est nécessaire afin de prévenir les perturbations osseuses.
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Vol 82 - N° 5
P. 450 - octobre 2021 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.

