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Les traitements par ARN interférents et par oligonucléotides antisens actuellement disponibles en France : une mise au point - 07/05/22

Interfering RNA and antisense oligonucleotide treatments currently available in France: An update

Doi : 10.1016/j.banm.2022.02.005 
G. Bouvenot  : Professeur émérite à la faculté de médecine de Marseille, membre de l’Académie nationale de médecine
 Académie nationale de médecine, 16, rue Bonaparte, 75006 Paris, France 

Résumé

L’arrivée des vaccins anti Covid-19 à ARN en 2020 ne doit pas occulter le fait que nous disposons déjà depuis plusieurs années de traitements à base d’ARN interférents ou d’oligonucléotides antisens dans un certain nombre de maladies rares de pronostic très sombre telles que l’amylose à transthyrétine, la porphyrie hépatique aiguë, l’hyperoxalurie primitive, l’amyotrophie spinale ou l’hyperchylomicronémie familiale. Si leurs performances, à l’inverse de celles des vaccins, ne sont pour l’instant qualifiées que de progrès thérapeutiques modérés dans les stratégies thérapeutiques opposées à ces maladies, il y a lieu de tenir compte du fait que leur évaluation initiale a été pénalisée par un certain nombre de facteurs défavorables : des essais de petits effectifs, des modalités thérapeutiques à affiner, le manque de recul, sur leurs effets à long terme mais surtout le choix du moment de l’instauration du traitement dans l’évolution naturelle de la maladie. Ce choix n’est pas anodin car l’on imagine mal que les produits utilisés puissent, au-delà d’une simple stabilisation de la maladie installée, permettre sa régression dès lors que certaines lésions constituées sont irréversibles. C’est pourquoi leur mise en œuvre très précoce, éventuellement fondée sur un dépistage génétique, est une piste à saisir dans l’intérêt des patients. Mais, dans le contexte concurrentiel des innovations dans le domaine, ARN interférents et oligonucléotides antisens devront compter avec les thérapies géniques et l’édition du génome par la technique CRISPR-Cas 9.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

The arrival of anti-Covid-19 RNA vaccines in 2020 should not obscure the fact that for several years we have already had treatments based on interfering RNA or antisense oligonucleotides in a number of rare diseases with a very poor prognosis such as transthyretin amyloidosis, acute hepatic porphyria, primary hyperoxaluria, spinal muscular atrophy or familial hyperchylomicronemia. If their performance, unlike that of vaccines, is for the moment only qualified as moderate therapeutic progress (moderate clinical added value) in the therapeutic strategies against these diseases, it should be taken into account that their initial evaluation was penalized by a certain number of unfavorable factors: trials of small numbers, therapeutic modalities to be refined, the lack of hindsight on their long-term effects but especially the choice of the moment of the initiation of the treatment in the natural evolution of the sickness. This choice is not trivial because it is hard to imagine that the products used could, beyond a simple stabilization of the disease installed, allow its regression as soon as certain lesions formed are irreversible. This is why their very early implementation, possibly based on genetic screening, is an avenue to be seized in the interest of patients. But, in the competitive context of innovations in the field, interfering RNAs and antisense oligonucleotides will have to reckon with gene therapy and genome editing using the CRISPR-Cas 9 technique.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : ARN interférent, Oligonucléotide antisens, Maladie rare

Keywords : RNA interference, Oligonucleotide drug, Rare disease


Plan


 La présentation orale de cette communication est prévue le mardi 28 juin 2022 lors d’une séance dédiée : « L’ARN pour la vaccination et les médicaments : évolution ou révolution ? ».


© 2022  l'Académie nationale de médecine. Publié par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
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Vol 206 - N° 4

P. 554-558 - avril 2022 Retour au numéro
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