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Lichen scléreux - 01/01/03

[98-530-A-10]
Monique Pelisse : Dermato-vénérologue, attaché-consultant des hôpitaux de Paris
53, rue de l'Ouest, 75014 Paris  France

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Article archivé , publié initialement dans le traité EMC Dermatologie

Résumé

Rare sur la peau, rare chez l'homme, le lichen scléreux est la dermatose vulvaire la plus fréquente. Il s'observe surtout à la ménopause, mais peut aussi toucher l'enfant. La symptomatologie fonctionnelle est dominée par le prurit et les dyspareunies orificielles, mais, dans plus de 15 % des cas, il reste asymptomatique. Les lésions peuvent s'étendre à toute la vulve, lui donnant une coloration nacrée caractéristique, ou rester localisées, se pressentant comme une « leucoplasie » et imposant alors une biopsie pour confirmer le diagnostic.

Ce sont surtout les lichens scléreux vulvaires hyperplasiques qui risquent de dégénérer. En cas de non-réponse à un traitement corticoïde local puissant, les zones leucoplasiques rebelles doivent être biopsiées de même que les zones ulcérées fixes ou infiltrées à la palpation.

L'examen histologique confirme l'hyperplasie épithéliale qui peut comporter ou non des atypies basales, premiers signes d'une transformation maligne. Ces zones suspectes cliniquement et histologiquement doivent faire l'objet d'une exérèse avec contrôle histologique, à la recherche d'une micro-, voire d'une franche invasion. En cas de micro-invasion égale ou inférieure à 1 mm, une exérèse large suffit.

Le traitement repose sur la corticothérapie locale. En traitement d'attaque, on utilise des dermocorticoïdes puissants type clobétasol une fois par jour pendant 2 à 3 mois, puis en entretien deux fois par semaine.

En cas de bride vestibulaire postérieure ou de sténose orificielle, cause de dyspareunies, une périnéotomie médiane postérieure ou une vulvopérinéoplastie est nécessaire.



Mots-clés : lichen scléreux, leucoplasie, VIN différencié, cancer épidermoïde de la vulve

Plan



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