Phycotoxines et produits de la mer: risques sanitaires associés et mesures de prévention - 24/11/08
Résumé |
Parmi les milliers d'espèces phytoplanctoniques marines recensées, une soixantaine d'entre elles ont été reconnues à ce jour comme pouvant produire des substances toxiques pour l'homme. Ces toxines d'algues ou « phycotoxines å peuvent transiter le long des chaînes alimentaires aquatiques et atteindre à certains échelons trophiques des concentrations dangereuses, voire mortelles, pour l'homme-consommateur.
À ce jour, les scientifiques ont identifié six syndromes alimentaires dus à des phycotoxines : cinq pour lesquels les vecteurs sont les coquillages: intoxication diarrhéique, intoxication paralysante, intoxication amnésiante, intoxication neurologique, intoxication par les azaspiracides, et un lié à la consommation de poissons tropicaux: intoxication ciguatérique.
Au cours des deux dernières décennies, les pouvoirs publics et les scientifiques ont constaté une extension du nombre d'épisodes toxiques, une extension des zones touchées et une multiplicité des toxines. Il existe peu de moyens de prévenir la contamination des fruits de mer, il s'avère donc nécessaire de prévenir leur mise sur le marché en assurant une surveillance des zones de production et des produits.
Préoccupante sur le plan de la Santé publique, la contamination des produits de la mer par les phycotoxines pose aussi de graves problèmes socio-économiques, puisque lors des épisodes toxiques, les zones d'élevage sont fermées à la récolte, ce qui constitue un manque à gagner pour les conchyliculteurs. En France, la surveillance exercée par les autorités compétentes permet d'éviter des intoxications graves, le risque majeur est lié aux coquillages et poissons d'importation. Au-delà de son objectif sanitaire, le maintien de cette politique rigoureuse menée par les pouvoirs publics contribue très largement à préserver l'image de marque dont bénéficient les produits de la mer auprès des consommateurs, favorable à l'expansion de la conchyliculture et de la pêche.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
Among the known thousands of marine phytoplankton species, sixty of them have been recognised as toxin producers nowadays. These algal toxins — or phycotoxins- can contaminate the marine food chain and reach content levels, which are very hazardous for humans. Scientists have identified until now six food borne outbreaks generated by these phycotoxins, five due to shellfish consumption: diarrhetic shellfish poisoning, paralytic shellfish poisoning, amnesic shellfish poisoning, neurologic shellfish poisoning, and azapiracid shellfish poisoning; and one due to fish consumption: ciguateric fish poisoning. During the last two decades, both public authorities and scientific community have noticed an increasing number of toxic events, of endemic areas and of new toxin identification. Efficient preventive measures are limited regarding shellfish contamination except the surveillance of both production areas and shellfish meat on market place. Besides human health risks, occurrence of phycotoxins in shellfish can generate important economical disturbances since during toxic events, shellfish harvesting is banned, inducing benefit lost for marine farmers.
In France, national monitoring programmes avoiding outbreaks, the main risk is related to imported shellfish and fish products. Above food sanitary objectives, the severe measures conducted by public authorities contributes strongly to keep the positive image of seafood for the consumers in favour of promoting aquaculture and fisheries.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots-clé : Plancton, toxines, produits de la mer, intoxication, surveillance
Keywords : Plankton, toxins, seafood, poisoning, surveillance
Plan
Vol 2002 - N° 348
P. 29-38 - décembre 2002 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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