L'insuffisance carotidienne - 01/01/89
Résumé |
L'ophtalmologiste est, à plus d'un titre, un observateur privilégié des conséquences de l'insuffisance circulatoire carotidienne.
L'observation directe de la circulation rétinienne et même ciliaire lui est relativement aisée, grâce à l'examen direct du fond de l'oeil, aux rétinophotographies, et à l'exploration angiographique (angiographie en fluorescence).
La circulation oculaire est branchée sur la circulation carotidienne (par l'intermédiaire de l'artère ophtalmique). Son état témoigne donc directement de l'état de la vascularisation intracrânienne.
Les signes oculaires sont les plus fréquents des signes prémonitoires des infarctus cérébraux par athérome carotidien. Ainsi, l'ophtalmologiste est le médecin le plus fréquemment consulté, en premier, au cours de menaces d'accident ischémique cérébral.
On a estimé à 15 % la part de l'athérome de la bifurcation carotidienne dans les 150 000 accidents vasculaires cérébraux qui surviennent en France, chaque année.
L'ophtalmologiste joue donc un rôle majeur dans l'équipe médicale qui prend en charge cette pathologie.
Il doit donc connaître parfaitement les symptômes oculaires couramment avancés par le malade et les signes d'examen qui peuvent les accompagner afin de faire bénéficier son patient des progrès diagnostiques, en particulier par examen ultrasonique, et des progrès thérapeutiques chirurgicaux qui pourront lui éviter l'accident neurologique définitif.
A côté de cette pathologie ischémique aiguë, on décrit (1963, Smith) la survenue de glaucomes néovasculaires associés à des occlusions carotidiennes.
L'atteinte carotidienne semble actuellement la troisième cause de survenue des glaucomes néovasculaires (Brown, 13 % des cas) après la rétinopathie diabétique et les occlusions veineuses rétiniennes.
Ces deux dernières étiologies étant de mieux en mieux reconnues et traitées, il est possible que la proportion des glaucomes néovasculaires par obstruction carotidienne prenne de l'importance.
Il est donc essentiel de savoir reconnaître les signes de la rétinopathie ischémique chronique à laquelle ils sont toujours associés. Leur traitement, encore mal codifié, vise à prévenir le risque neurologique et à limiter, sinon guérir, les complications du glaucome néovasculaire.
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