Pseudo-malabsorption aux hormones thyroïdiennes : difficultés de prise en charge - 11/10/14
, S. Azzoug, Pr, F. Chentli, PrRésumé |
Introduction |
La pseudo-malabsorption à la lévothyroxine est définie comme étant la non-observance au traitement. Ces patients ont généralement des troubles psychologiques et comportementaux. Ce trouble a été décrit pour la première fois en 1991, par Ain kenneth B (aux États-Unis).
Observation |
Nous rapportons le cas d’une patiente âgée de 32ans, présentant une hypothyroïdie auto-immune ne répondant pas à de fortes doses de L-thyroxine (600μg/j). À l’interrogatoire, la patiente précise qu’elle prend son traitement substitutif de manière régulière et dénie tout défaut d’observance, elle ne prend par ailleurs aucune thérapeutique entravant l’absorption ou le métabolisme des hormones thyroïdiennes. La patiente était en état d’hypothyroïdie clinique et biologique. Un bilan de malabsorption a été réalisé ainsi que la sérologie de la maladie cœliaque et même une fibroscopie digestive tous revenus sans anomalie. Un test à la L-thyroxine avec une dose de charge à 800μg a été fait, le résultat était comme attendu positif, et il n’y avait pas de malabsorption vraie. Une substitution hebdomadaire en lévothyroxine associée à de la vitamine C a été tentée chez notre patiente permettant de normaliser la TSH ainsi qu’une prise en charge psychologique.
Discussion |
La pseudo-malabsorption reste un diagnostic d’élimination, la prise en charge est parfois délicate, où toute confrontation est inutile, La substitution hebdomadaire reste une bonne alternative, qui est bien tolérée et sans danger.
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Vol 75 - N° 5-6
P. 512 - octobre 2014 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
