Évaluation de l’utilisation et efficacité de la Dalbavancine dans les infections ostéoarticulaires sur matériel au sein du CRIOAC de Reims - 02/12/25
, F. Bani Sadr 2, R. Pouy 2, D. Lebrun 3, J.H. Salmon 4, S. Diallo 5, C. Cousin 6, M. Bonnet 7, M. Moutel 2Riassunto |
Introduction |
Les infections ostéoarticulaires complexes représentent un défi thérapeutique majeur, avec un taux de morbidité et de mortalité important. Actuellement, la thérapeutique repose sur une prise en charge médicochirurgicale et ces infections sont surreprésentées par les coccis Gram positifs, et notamment Staphylococcus aureus .
Ces dernières années, la Dalbavancine, un lipoglycopeptide, a émergé comme une thérapeutique fiable contre les coccis Gram+ avec des facilités d’utilisation indéniables, une diminution des durées d’hospitalisation et dernièrement une preuve d’efficacité sur le biofilm. Mais, actuellement, son mode d’administration n’est pas uniforme dans les différents hôpitaux et nous avons donc observé les pratiques dans le CRIOAC de Reims, dans le cadre des infections sur matériels nécessitant des traitements efficaces de 12 semaines, avec évaluation de l’efficacité et la tolérance d’une antiobiothérapie par Dalbavancine.
Patients et méthodes |
Tous les patients présentés dans le CRIOAC de Reims entre 2017 et 2024, ayant une indication à une antibiothérapie de 12 semaines (présence de matériel prothétique), avec administration d’au moins une dose de Dalbavancine à 1500 mg ont été inclus, via le recueil de délivrance de la Dalbavancine par la pharmacie hospitalière.
Analyse rétrospective des dossiers médicaux à 12 mois du début du traitement pour évaluer — la guérison, la rechute, le décès — des patients inclus.
Les dosages des concentrations en Dalbavancine après 1 à 2 injections de cet antibiotique ont également été recueillis.
Résultats |
Sur les 108 patients ayant reçus une dose de Dalbavancine après passage au CRIOAC, inclusion de 56 patients après application des critères d’inclusion/exclusion. Pas de différence de proportion entre hommes et femmes, âge médian de 69 ans [19–46], 25 % de S. aureus, et S coagulase négatifs dans 57 % des cas. Prise en charge chirurgicale systématique, avec un seul patient n’ayant reçu qu’une unique dose de Dalbavancine (décès avant 2 e dose). Échec infectieux pour 34 % des patients avec toutefois une seule récidive au germe initial. Aucun effet secondaire attribuable à la Dalbavancine n’a été retrouvé. Un Dosage de la Dalbavancine a été observé pour 80 % des patients entre 20 et 45 jours après la première dose administrée avec une valeur > seuil thérapeutique dans 98 % des cas ( > 8 mg/L).
Discussion |
Dans cette étude en vie réelle, l’efficacité de Dalbavancine a été confirmée sur les coccis Gram positifs dans l’indication des infections ostéoarticulaires sur matériel, avec une excellente tolérance. Concernant le monitoring de l’antibiothérapie, notre travail est en faveur d’un dosage à plus de 35 voire 45 jours de la première administration pour discuter une 3 e dose, notamment dans le cadre d’injection à J1 et J15, avec indication à une antibiothérapie efficace de 12 semaines.
Ce recueil constitue, à notre connaissance la plus grande cohorte, de patients traités par Dalbavancine dans cette indication ostéoarticulaire.
Conclusion |
Ce travail constitue un nouvel élément pour attester l’efficacité de la Dalbavancine dans le traitement des infections ostéoarticulaires complexes nécessitant une antibiothérapie prolongée avec apport de nouvelles données pour le monitorage de cet antibiotique et l’uniformisation des pratiques.
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Vol 92 - N° S1
P. A42-A43 - dicembre 2025 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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