Dysplasie luxante de hanche du nouveau-né : évolution de la dysplasie acétabulaire après stabilisation par harnais de Pavlik de courte durée - 27/05/14
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Résumé |
Introduction |
La durée de traitement des dysplasies développementales de la hanche chez le nouveau-né varie selon le crédit accordé à l’influence du maintien du harnais de Pavlik sur l’évolution de la dysplasie acétabulaire. Une première théorie soutient qu’après réduction, la prolongation de plusieurs mois du port du harnais participe à la correction de la dysplasie acétabulaire. La deuxième, celle de la luxation dysplasiante, s’appuie sur les capacités de correction spontanée de la dysplasie acétabulaire sur hanche centrée. Ce travail vise à évaluer cette deuxième théorie sur des hanches traitées de façon précoce et courte par harnais de Pavlik.
Hypothèse |
Les dysplasies acétabulaires associées aux instabilités néonatales de hanche se corrigent spontanément, à condition que la hanche soit réduite et stabilisée très précocement. La durée de port du harnais de Pavlik peut alors être considérablement réduite.
Patients et méthodes |
La hanche était considérée comme instable lorsque celle-ci était luxée, réductible ou très facilement luxable avec perception d’un « ressaut mou » de luxation, ne permettant pas de s’assurer de la position naturelle luxée ou réduite de la hanche. L’échographie était statique et dynamique. Une instabilité échographique (distance épiphyse-fosse acétabulaire>5mm, et couverture inférieure à 50 %) devait inciter à renouveler l’examen clinique et à proposer un traitement. Quarante-deux hanches pathologiques chez 30 patients ont été revues à 6,7ans (5–14) de recul. L’âge moyen lors du traitement était de 5jours (1–15) et sa durée moyenne de 34jours (15–75).
Résultats |
L’angle acétabulaire moyen était de 20° (12–30), l’angle de Wiberg de 30° (22–35°). Un émoussement de l’angle latéral du toit osseux était retrouvé sur 8 hanches au plus long recul. Une reluxation à 5 mois était observée après obtention d’une stabilité clinique, mais pas échographique, à 21jours. Le score de Séverin était de l a chez tous les patients.
Discussion |
Bien que la théorie de la luxation dysplasiante et de la dysplasie luxante s’affrontent, le traitement précoce fait l’unanimité, même si sa durée varie. Certains auteurs confirment le facteur étiologique familial et vont dans le sens d’une évolution génétiquement programmée de la forme de l’acétabulum sur hanche centrée, mais d’autres prolongent systématiquement le port du harnais pour une durée de 2 mois et plus, justifiée par le risque de récidive de la luxation et par la décharge mécanique supposée favorable à la disparition de la dysplasie. Dans cette étude, la durée moyenne de traitement était de 34jours, l’objectif unique étant de traiter l’instabilité. La hanche était donc réduite et maintenue en place le temps nécessaire à la rétraction capsulo-ligamentaire permettant sa stabilisation. La correction de la dysplasie acétabulaire était alors spontanée et n’était pas influencée par la prolongation du traitement.
Conclusion |
La mise en place très précoce du harnais de Pavlik répond à un choix de réduction et de stabilisation rapide de la hanche, permettant de profiter au maximum du potentiel spontané de remodelage de l’acétabulum.
Niveau d’évidence |
4.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Mots clés : Dysplasie luxante de hanche, Luxation congénitale de hanche, Harnais de Pavlik, Nouveau-né
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| ☆ | Ne pas utiliser, pour citation, la référence française de cet article, mais celle de l’article original paru dans Orthopaedics & Traumatology: Surgery & Research, en utilisant le DOI ci-dessus. |
Vol 100 - N° 4
P. 273-277 - giugno 2014 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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