Pas de titre - 28/02/08
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Épopée historique des premières dissections françaises à Montpellier |
En 1215, le concile œcuménique Du Latran avait interdit aux clercs de faire couler le sang. Jugeant que ces sanctions s’adressaient essentiellement aux religieux les maîtres laïcs jugèrent que ces interdits ne les concernaient pas et chargèrent leurs chanceliers dès 1340 d’organiser une dissection tous les 2 ans (statuts « de anatomia », cérémonial très précis).
Le pionnier montpelliérain de la dissection fut Guy de Chauliac (1300-1368).
La première dissection fut pratiquée par Henry de Mondeville (1313), Mondiano (janvier-mars 1316 Bologne) pour anatomisation de 2 femmes.
La première autorisation à Montpellier était délivrée par le duc d’Anjou en date du 10 octobre de 1375 (cadavres suppliciés). D’autres arrêtés étaient rapportés par Charles le Mauvais (juin 1377), Charles VI (mai 1396), Charles VII (mars 1476).
Rondelet (1507) pratiqua (Rabelais présent) la dissection de son fils mort-né et demanda à un de ses confrères (François Fontanon) de procéder à sa dissection après sa mort.
Le nombre de dissection a été de 1 en 1526, 2 en 1527, 3 en 1528, 4 en 1529, 2 en 1530, 3 en 1551, 6 en 1533, et 5 en 1534.
Le 23 novembre 1529, la faculté acquiert un squelette d’un cimetière d’Aigues Mortes qui y était incomplet. Il y eut dans la ville des dissections anatomiques clandestines et Félix Platter rapporte le récit pittoresque de sa première expédition à la recherche de cadavre dans le cimetière le 11 décembre 1554. Le 8 décembre 1593 était créée la première chaire d’anatomie.
© 2004 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Vol 88 - N° 281
P. 92 - luglio 2004 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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